Même si la GT 6 était directement dérivée de la Spitfire, ces deux autos possédaient un caractère bien différent. Ainsi considérait-on la Spit’ comme un jouet alors que la GT 6 forçait le respect.

Ça se vérifiait dès la clé de contact tournée ! Les six cylindres en ligne de 2 litres ronronnaient en soufflant dans les échappements pour produire un son harmonieux.

Au volant, le long capot laissait apprécier une espèce de longue bosse en forme de goutte en son milieu, la GT 6 se prenait alors pour une Jaguar Type E Coupé. Ainsi vint le surnom « Poor man’s Type E ».

Pour Monsieur Tout le Monde, la Triumph GT 6 présentée au Salon de Londres en 1966 était alors proposée à un prix inférieur à sa principale concurrente : la MG B GT. Avec sa ligne élancée, son intérieur accueillant et son pratique hayon arrière, la GT 6 avait tout pour plaire. Hélas, les critiques à son égard furent nombreuses. On lui reprocha son comportement routier déplorable dû à son amortissement archaïque et on critiqua également le manque de performances de son six en ligne pourtant mélodieux.

En 1968, une version Mk II destinée à faire taire les mauvaises langues fut proposée au marché avec de nouvelles suspensions et un moteur plus puissant. Mais le conglomérat British Leyland a alors du plomb dans l’aile et la marque Triumph sera bientôt sacrifié. A l’automne 1973, le couperet tombe sur la GT 6 qui disparaît du catalogue.