Essai : Toyota Land Cruiser 2025
Par Bruno Sacré, le jeudi 14 août 2025 - ESSAIS AUTO - Lien permanent - 1196 lectures
Le légendaire Land Cruiser crapahute partout depuis plus de 70 ans. Il revient depuis l’année dernière plus musclé et plus baroudeur que jamais. Néanmoins, a-t-il encore sa place sur nos routes ? C’est ce que nous allons vérifier.
Toyota joue la carte du rétro en faisant ressembler cette sixième génération du Light Duty à une série 70 des années 80 et 90. On note un capot allongé, un pare-brise vertical et des passages de roues en forme de trapèze. Long de 4,92 m, le Land Cruiser est massif mais reste agréable à l’œil grâce à un design épuré et des faces avant et arrière typées. Le 4x4 nippon dénote agréablement dans le paysage automobile actuel où les SUV sont aussi nombreux que tristement pareils.
L’engin ne pèse pas loin de 2,5 t. Et (horreur !) il se tape 281 g/km CO2 de rejets. Il sera donc « puni » d’une sérieuse taxe de mise en circulation en Absurdie, heu… Wallonie. Mais ce véhicule a encore du sens pour certains usagers qu’ils soient artisans, agriculteurs, forestiers…ou bobos rêveurs.
Côté moteur, notre Sumo reste fidèle à l’incassable et rugueux 2.8l diesel qui développe 205ch. On attend dans les prochains mois une version légèrement hybridée (générateur de 48 V avec batterie et stop/start) qui permettra de faire baisser un peu la consommation et le niveau des rejets et le rendra un peu plus souple au démarrage.
Le Land Cruiser - bien que toujours basé sur un châssis séparé en échelle et doté d’une barre antiroulis déconnectable - offre toutes les aides à la conduite modernes. Donc, sur la route, il est loin d’être ridicule. Bon, on avouera qu’en ville, avec sa largeur et son long capot, le Toy’ n’est pas trop dans son élément de prédilection. Néanmoins son conducteur est assis haut et jouit d’une bonne vision périphérique. De plus, il sera secondé par une pléiade de caméras (il y en a même sous le châssis !) qui l’avertiront de ce qui se passe. Ha, le monde moderne, mon bon Môsieur !
A l’intérieur c’est également l’impression de robustesse qui prédomine. Les sièges avant sont imposants et confortables tandis qu’on appréciera la qualité des plastiques moussés. Et puis Toyota conserve pour son crapahuteur de nombreuses commandes physiques et ne cède pas comme tant d’autres constructeurs au « tout tactile ».
Et que dire de ses capacités en tout terrain. Il y est impérial bien que lourd. Le 2.8 turbo diesel peut compter avec la douceur et la bonne réactivité de la boîte automatique à 8 rapports. Sur les nationales sinueuses notre gros 4x4 ne cède pas trop au roulis mais bon, les lois de la physique sont ce qu’elles sont et il n’y a pas de miracle. Toutefois le Land Cruiser est précis et se conduit facilement dans un confort remarquable.
Zen attitude. Voilà qui résume le comportement routier de ce sympathique pachyderme nippon dont la capacité à tracter est énorme (3500kg). Au volant, on n’aura pas la pêche d’une BMW M2, ni l’agilité d’une Alpine Renault. Non, c’est une autre sensation qui s’offrira à vous : le calme et la sérénité. Et il faut bien avouer que dans cette société anxiogène et agressive, c’est jouissif. Prendre le temps… Savourer…
Merci au concessionnaire Toyota GEGO à Naninne (Namur) et aux dynamiques et sympathiques Geoffroy Tillieux et Nicolas Lamine pour leur accueil.













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