Essai : Moto Guzzi V7 Sport
Par Bruno Sacré, le lundi 14 juillet 2025 - ESSAIS MOTOS - Lien permanent - 1600 lectures
En se conformant à la norme Euro 5+ La V7 passe en 2025 à une autre étape de son évolution et la gamme s’élargit avec cette superbe version Sport dotée d’un équipement orienté performance, comme en témoignent son système de freinage renforcé et sa fourche inversée. Que nous réserve l’essai de cette énième V7 ? C’est ce que nous allons découvrir.
Dans sa la livrée "Vert Legnano", la Guzzi se la joue séductrice. Impossible de rester insensible à ce look empreint d’un certain esthétisme qu’on qualifiera de classique. Attardons-nous sur les subtilités de la Sport et notons des échappements en finition noir mat contrastant idéalement avec le vert clair de la carrosserie. Nous noterons également les jantes moulées à six doubles branches qui permettent un gain de poids de 1kg 800 gr et l’adoption d’un accélérateur électronique en remplacement de la commande par câble.
Moto Guzzi, une fois de plus, propose une finition soignée avec ses couvre-culasses usinés et ses panneaux latéraux en aluminium avec l’inscription « V7 Sport » bien en évidence tandis que le logo présent sur le garde-boue avant rappelle que l’assemblage est toujours réalisé à Mandello Del Lario. Certains apprécieront.
Côté partie cycle la version Sport bénéficie d’une fourche inversée de 41 mm avec un réglage de précharge qu’on remarquera également sur les amortisseurs arrière. Le système de freinage avant se compose de deux disques de 320 mm associés à des étriers monoblocs Brembo à quatre pistons tandis qu’à l’arrière, un disque de 220 mm est pincé par un étrier simple. Sur la Sport, l’ABS en virage qui est géré par une centrale inertielle à six axes offre une sécurité renforcée en conditions dynamiques.
La V7 Sport est dorénavant « full » LED et les commodos ont été retravaillés pour mieux piloter l’écran LCD. Grâce au ride-by-wire, la V7 propose un mode… « Sport » en plus des deux habituels « Route » et « Pluie ». Logique, c’est écrit dessus.
Cependant côté moteur il n’y a pas vraiment une grande révolution puisque Guzzi conserve pour ce modèle le V-twin à 90° offrant désormais 67,3 chevaux à 6 800 tr/min (contre 65 auparavant), et un couple passant de 73 à 79 Nm. Dommage que le constructeur italien n’ait pas choisis le moteur autrement plus vivant de la V85.
Mais trêve de blabla. Andiamo ! La position de conduite se révèle immédiatement naturelle grâce à une selle située à 780 mm du sol. Le pilote est à l’aise grâce à des commandes accessibles et un levier de frein réglable. En revanche, j’ai moins aimé le compteur numérique rond décalé sur la gauche.
Corps droit bien que légèrement penché vers l’avant. Je démarre l’italienne pour retrouver avec plaisir les vibrations de ce moteur qui sont toujours aussi fun. Je note au passage que le son de l’échappement un peu caverneux colle bien avec l’image de la moto. Le large guidon se guide facilement et le couple généreux du moteur permet de rouler sans changer de vitesse à tout moment.
La fourche avant inversée offre un bon feeling avec un très bon retour qui permet ainsi de placer la moto avec rigueur sur l’angle.
Ayant quand même pas mal roulé avec des V7 et ses déclinaisons (850cc en 2021, Carbone en 2018 et Stornello en 2016), je note que la paire d’amortisseurs arrière apporte toujours autant de fermeté et cause toujours ces irritants petits rebonds sur les portions abîmées qui sont légion sur nos routes belges. En revanche côté freinage, c’est du costaud et j’ai dû patienter quelques kilomètres pour me familiariser avec son mordant.
Montée en pneus Michelin et dotée de ses nouvelles améliorations technologies, la V7 Sport offre un comportement réellement ludique et énormément de plaisir grâce notamment du poids réduit de ses jantes. On peut même s’encanailler sans arrière-pensée tant la moto met en confiance son pilote.
Fabriquée à Mandello del Lario, au bord du lac de Côme, la Guzzi V7 Sport offre du rêve et conserve le caractère latin indéniable qui est la marque de fabrication du constructeur. Bref cette moto a une véritable âme, ce qui manque souvent aux productions actuelles. En tous cas, j’ai personnellement beaucoup apprécié cet essai.
Et merci au Bon Plan, brasserie à Andenne pour son accueil.
Vous pouvez, vous aussi, tester cette Moto Guzzi V7 Sport chez le dynamique concessionnaire MOTO ZENITH à Gives (HUY).













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