6 palais d’exposition, pas de motos, 9 premières européennes, 63 constructeurs… Voilà le menu. N’étant pas un adepte du politiquement correct, ni un amateur de voitures à piles, je me suis mis tout bêtement en quête de quelque chose qui pourrait me procurer un peu d’émotion, me faire dresser le poil, voir me faire signer un bon de commande…

Bon, autant l’avouer, le salon ne m’aura apporté aucun sentiment de ce genre. L’automobile moderne dont le design semble tout droit sorti de l’esprit corrompu de l’intelligence artificielle accouche de modèles qui se ressemblent tous.

On ressort à tout va des noms à consonnance légendaire (R5, R4, Capri, Mustang Mach E…) pour cacher des problèmes financiers quand ce ne sont pas des soucis techniques. La mode est au Revival quitte à faire n'importe quoi.

Mais où sont donc passées les âmes qui animaient les voitures d’antan ? Dans quels plats insipides ce sont dissipées les épices qui jadis nous faisaient saliver ? La légèreté d’une VW Golf I GTi 1600 ? Le son rageur d’une Alfetta GTV6 ? La tenue de route diabolique d’une Peugeot 205 Gti 1.6 ? L'originalité d'une Fiat Ritmo Abarth ? Ben non, ça ne tente plus personne, mon bon monsieur. Il faut de l'assisté, du connecté, de l'électrifié, quitte à devenir obèse et dépasser les deux tonnes.

Allez, je vais ravaler mon fiel et essayer de vous proposer quand même quelques productions qui semblent encore cohérentes à un vrai amateur d’automobile, fut-il un vieux ronchon rabat-joie.

Léternelle vraie Ford Mustang Dark Horse, une propulsion virile de 454 chevaux, 6 vitesses manuelles. Yeeee Haaaa!

Le Mazda MX-5. Un petit roadster abordable (31.700€) et bien sympathique qui rappellera la MG B du temps d'antan aux nostalgiques. Simplicité, fiabilité, amusement garanti.

L'INEOS Grenadier : avec ce 4x4 pur et dur motorisé par des 3.0l diesel ou essence, l'esprit du célèbre Land Rover Defender n'est pas mort ! Pour les amateurs d'aventures hors de l'Avenue Louise.

Cette superbe Alfa 33 Stradale, pour le plaisir des yeux. Magnifique dans sa robe rouge. Mamma Mia !

La Renault 5, pour son capital sympathie, sa jolie finition. Mais c'est une voiture à piles, hélas...

Père de famille circulant à la campagne sur un réseau routier pourri et cherchant une auto cohérente, bien foutue et abordable? Alors c'est le Dacia Bigster qu'il faut acheter.

La Honda Civic V-TEC Type R, peut-être la dernière vraie sportive avec ses 329ch et sa boîte manuelle à 6 vitesses.

Mercedes présente ce joli coupé GT entre 422ch (GT43) à 112.800 € et 816ch (GT63 SE) à 226.700€.  Oui, évidemment ça pique !

Chez Audi, les RS3 et RS6 sont toujours là...

Et chez Porsche on sait que les clients ne sont pas emballés par les électriques. Mais il faut au moins 20% d'électriques pures pour échapper aux amendes CO2 de l'Union européenne.

Pour moi, c'est tout ce qu'il y avait à retenir de cette matinée presse du salon de Bruxelles.

Christophe Dubon de la FEBIAC le dit : "nous gérons l'aspect commercial et fournissons la plate-forme. Par contre, la FEBIAC n'a aucune influence sur le choix des voitures exposées. Ce dernier est du ressort des marques exposantes". L'avenir du salon de l'auto de Bruxelles reste donc bien incertain...

 

 

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